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Où sont passés la néo banque Hush et son fondateur Eric Charpentier ?

Où sont passés la banque mobile Hush et son fondateur Eric Charpentier ?

Peut être aviez vous entendu parler de la banque Hush qui souhaitait lancer une néo banque compatible avec les crypto monnaies. Créée en mai 2017, en plein boom des crypto devises, cette Fintech fondée par un français, Eric Charpentier, s’était installée au Luxembourg où elle pensait pouvoir décrocher une licence pour lancer son activité. Au-delà du côté légal, elle comptait sur une levée de fonds en crypto monnaies (une ICO) pour obtenir les fonds nécessaires à la création de sa néobanque estimés à 15-20 millions d’euros. Les ICO représentent un nouveau moyen de lever des fonds très en vogue. Les investisseurs investissent en crypto monnaie (et parfois en monnaie fiduciaire) et obtiennent en échange des tokens du projet en cours, c’est-à-dire des parts de société sous forme de jetons cryptographiques.

Seulement, les choses ne se sont pas passées comme espérées. Au lieu des 15-20 millions, Hush n’a réussi à lever que l’équivalent d’un peu plus de 600.000 euros. Un montant qui, comme nous pouvons l’imaginer, est bien insuffisant pour mettre sur pied le projet de base de la startup. Ajoutez à cela un agrément qui n’a toujours pas été obtenu.

Selon le média Mind Fintech, Hush aurait ainsi laissé pas mal de factures impayées et les créanciers n’arriveraient plus à joindre son fondateur, Eric Charpentier, qui a également disparu de tous les réseaux sociaux. Le site Hush.fr, qui semblait être en cours de développement et qui affichait le projet de cette banque nouvelle génération ne laisse quant à lui plus apparaître qu’une simple phrase « Hush is coming back soon » que l’on peut traduire par Hush revient bientôt.

Le projet Hush a-t-il été avorté ? Selon Max Massat, Community Driver chez Hush, il n’en est rien. Le projet continuerait à se développer… en silence.

La banque Hush est-elle une arnaque ?

Il est encore trop tôt pour parler d’arnaque et nous ne pouvons pas nous prononcer sans avoir de preuve. Mais, selon les informations obtenues par certains médias, les investisseurs qui ont pris part à l’ICO seraient sans contact d’Eric Charpentier. Ils ont certes bien obtenu des jetons en échange de leur investissement mais, tant que la plateforme n’est pas lancée, ces derniers n’ont aucune valeur.

Il ne s’agit pas de la première histoire qui entache la réputation de l’entrepreneur. Avant de créer la start up Hush, Eric Charpentier avait créé la fintech Morning. En décembre 2016 l’ACPR avait rendu une décision indiquant que les fonds des clients de cette néobanque n’avaient pas été suffisamment protégés. Le start up aurait utilisé cet argent pour financer de nouvelles activités ce qui est bien évidemment illégal. Depuis, Morning a été rachetée par le groupe Leclerc et renommée Payname.

Nous espérons avoir très rapidement de plus amples informations sur cette histoire qui pourrait sérieusement entacher la réputation des fintechs qui sont justement en pleine expansion et qui sont pour la plupart sérieuses.
Voilà certainement l’une des raisons qui poussent les clients à préférer des banque en ligne, filiales de grandes banques, pour ouvrir des comptes bancaires. Par exemple, les clients qui choisissent Boursorama Banque pour ouvrir un compte en ligne sont assurés que leurs fonds sont en sécurité puisque Boursorama Banque est une filiale de la Société Générale. Banque la moins chère du marché depuis 10 ans, elle rassemble plus d’un million de clients.


Quoi qu’il en soit, si la banque Hush voit finalement le jour, il y a fort à parier que les clients se montreront frileux à ouvrir des comptes chez cette Fintech et c’est normal. Ouvrir un compte pour y déposer ses finances n’est pas anodin. Voilà pourquoi il est toujours préférable de passer par des grands groupes connus qui inspirent confiance.

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